Le RIC, l’élite et les ploucs

Ces derniers jours, je débats beaucoup sur Twitter du référendum d’initiative citoyenne (RIC), dont je suis un fervent partisan depuis des années – j’avais d’ailleurs écrit à l’époque mon agacement de voir comment ce progrès démocratique avait été tué dans l’œuf, d’abord en le transformant en bien tiède référendum d’initiative partagée en 2008, puis en s’assurant par une usine à gaz monstrueuse que la chose ne soit jamais utilisée.

Si l’on peut rendre grâce aux gilets jaunes de quelque chose, c’est bien d’avoir su élever le débat de société au niveau institutionnel, en mettant le RIC au premier plan des revendications. C’est le signe d’une maturité politique bien plus grande que ce que certains ont bien voulu voir.

Mais en débattant du sujet, avec bien plus d’énergie que je croyais nécessaire, j’ai vu tomber les masques d’une hypocrisie vieille de près de deux siècles. Pour le dire de façon caricaturale sur la forme mais assez fidèle sur le fond, beaucoup des tweets qui s’opposent au RIC veulent dire : « vivre à côté des ploucs, d’accord ; subir les décisions idiotes que les ploucs prendront, pas question ».

On voit en effet se former contre le RIC une sorte de camp des « sachants » qui s’oppose au fait que ceux qu’ils pensent être des « ignorants » délibèrent sur les choix de vie en société. Tout y passe pour justifier de ne pas donner au peuple la responsabilité directe d’une décision que l’on pourrait subir : rétablissement de la peine de mort, anti-vaccins, triplement du smic, frexit… Le tout accompagné généralement d’un commentaire sur le succès (réel) des fake news, toujours sous l’air du « vous vous rendez compte ce que ces ploucs vont décider ? ».

Car bien sûr, dans l’esprit du sachant, les ploucs qui se font avoir par les fake news ou qui ne raisonnent qu’avec leurs bas instincts sont la majorité du peuple. L’élite qui est bien informée et qui fait triompher la raison sur la passion ne peut être que minoritaire.

Cette élite, habituée depuis la petite enfance à appeler « démocratie » un régime représentatif qui est en réalité plus proche de l’aristocratie élective, se trouve donc bien obligée de faire savoir à travers le débat sur le RIC qu’elle redoute plus que tout la « ploucocratie ». Voilà qu’elle découvre, sans oser le dire explicitement, qu’elle n’est pas démocrate. Elle accepte de vivre avec le peuple, elle assume la responsabilité de le guider et de faire émerger ceux qui parmi les siens seront candidats aux élections, mais pas question de pousser l’idéal démocratique jusqu’au fait de laisser le peuple prendre lui-même une décision. « Si on dit au peuple de faire comme chez lui, ça va être un beau bordel en quelques mois ».

Je ne doute pas que pour beaucoup, il y a une inquiétude sincère face au peuple tant on a mis d’efforts dans le fait de faire passer les Français pour des ploucs irresponsables et complotistes. Je n’ignore pas non plus qu’il y a un véritable problème, croissant, de propagation des rumeurs infondées, fausses informations, mensonges, manipulations, etc. J’ai suffisamment combattu les bulles de filtres et les raisons de leur développement pour ne pas avoir à prouver que ça m’inquiète au moins autant que ceux qui mettent ça en avant pour s’opposer au RIC.

Mais moi, j’ai confiance dans le peuple et dans le débat démocratique.

Je suis fondamentalement convaincu que c’est en donnant au peuple des responsabilités qu’il devient responsable. Demandez lui de prendre une décision sur un sujet qui intéresse toute la société et vous verrez qu’il se renseignera et débattra avec vigueur des pours et des contres. Il faut se rendre compte : la plus haute responsabilité que l’on donne à un citoyen éduqué aujourd’hui est celle de dire, une fois tous les cinq ans, qui devra réfléchir et prendre des décisions à sa place. C’est tout. Croit-on vraiment que c’est ça qui pousse à se documenter et à prendre une décision responsable ?

La dernière fois que le peuple a été mis en position de décider, c’était en 2005 pour le référendum sur la constitution européenne. Les échanges d’alors furent d’une grande richesse, en particulier sur Internet où les forums et blogs étaient remplis d’arguments et contre-arguments, de citations du texte et d’analyses et contre-analyses. Le peuple dans sa majorité a dit non (je faisons partie du camp des « oui »), mais sa décision a été ignorée. Treize ans plus tard, quand on voit les crispations au sein de l’Union européenne et l’impossibilité de la réformer, je ne suis pas sûr que le peuple avait tort de se méfier d’un traité qui imposait l’unanimité pour  en changer une virgule. Or le fait est qu’on ne lui a jamais redemandé son avis sur quoi que ce soit depuis à l’échelle nationale.

Bien sûr il arrivera au peuple de prendre une décision idiote voire dangereuse pour nos libertés, notre sécurité ou notre économie. Mais n’est-ce pas aussi le cas des représentants élus ?

Si l’on tient à se prémunir, les outils juridiques sont disponibles. On peut très bien demander qu’un contrôle de constitutionnalité s’exerce sur les questions soumises au référendum, et ne pas autoriser les référendums dont l’effet contreviendrait à un traité international dont la France est partie. On peut aussi demander que le Parlement confirme ou infirme la décision populaire. On peut exiger un quorum de 50% des inscrits en plus de la majorité des votants. Tous les garde-fous peuvent être imaginés, en ayant conscience que chacun d’entre eux est une limitation de la souveraineté populaire, plus ou moins légitime selon les moyens et l’objectif.

Mais le sens de l’histoire est bien de donner au peuple plus de responsabilité dans la conduite de la Cité, et il faudra bien accepter de prendre le risque qu’il se trompe si l’on veut vivre en démocratie. C’est de toute façon le seul chemin possible si l’on veut éviter qu’une révolution violente l’impose et que l’on ne puisse plus, à ce moment là, discuter sereinement des garde-fous acceptables et de ceux qui ne le sont pas.

21 thoughts on “Le RIC, l’élite et les ploucs”

  1. Attention à ne pas torpiller le RIC, à l’instar du référendum d’initiative partagée comme tu l’évoques toi-même…

    Le contrôle de constitutionnalité pourra toujours se faire a posteriori par un recours parlementaire ou grâce à une QPC qui s’est révélée un grand progès pour notre état de droit (bien abimé par Macron, au demeurant)

    Il en va de même pour le conflit avec des traités internationaux, tels que le TFUE dont tu sais parfaitement qu’il est (conçu pour être) un carcan verrouillant tout changement politique ; il faut que le peuple puisse *exprimer* sa contestation du régime, sans quoi il ne lui restera une fois encore que la (violence de la) rue…

    1. Bel article Guillaume et belle vision : « le sens de l’histoire est bien de donner au peuple plus de responsabilité dans la conduite de la Cité ». Je travaille depuis dix ans à développer la co-construction dans les organisations, car je pense pour ma part qu’elle est une réponse adaptée et le preuve qu’avec elle, on peut mieux réussir ensemble.
      mais je constate aussi que c’est bien plus difficile à faire qu’à dire.
      Personne ne connaît le futur. On peut seulement créer le futur. Voilà pourquoi nous devons tous apprendre à co-construire !

  2. A la vue des échanges sur Twitter je l’attendais celui là. Je me permet de t’apporter la contradiction. Je ne fais pas parti des élites, j’ai eu un mandat électif local par le passé, afin de goûter a cette démocratie imparfaite.

    A mon sens ton raisonnement oublie les exemple de l’histoire, ancienne et récente, ou le peuple a fauté, a vôté contre une politique alors qu’on lui posait une question technique.

    Le Brexit par exemple, ou le peuple britannique semble avoir voté contre son intéret (inflation, risque sur la santé, la nourriture, etc.), le vote de 2005, ou l’on a voté non à une question technique pour manifester son mécontentement de la politique de l’époque. Les exemples sont nombreux…

    La démocratie participative est rarement synonyme de progrès social, le vote des femmes en suisse est un parfait exemple.

    La garantie des traités, elle est nulle, lorsque la vox populi permettra de les rompre.

    J’ai peu de notion de phylosophie, mais le peuple est une foule et une foule se guide par ses passions, quand un individu fait appel à sa raison. J’ai confiance dans l’individu, pas dans la foule. Une foule a peur, et elle est capable du pire par peur. Tu parles d’une décision malhereuse, mais certaines décisions seront définitives pôur certaines personnes. Par exemple, comment ne pas oublier que c’est le peuple, qui par deux fois, a condamner Jacqueline Sauvage à la prison, et qu’il a fallu l’intervention d’élite pour la faire sortir (sans commentaire aucun sur l’affaire en question)

    Tu parle de citoyen « éduqué », mais j’y vois là une forme de mépris (désolé si c’est fort). On éduque un citoyen afin d’orienter son jugement. Ou alors il faut remettre les humanités au centre de la formation scolaire. On en prend pas le sens.

    Je trouve également que tu évacue trop rapidement le problème des fausses informations (qui n’est pas nouveau, mais prend une ampleur avec les réseaux sociaux). Il s’agit hélas d’une vrai menace.

    Comme toujours c’est un plaisir de te lire

  3. Juste un mot pour te dire que, comme toi, je fais partie de ceux qui ont dit « oui » au référendum de 2005 mais je n’ai toujours pas digéré qu’on se contrefoute de « notre » avis qui était « non ».

  4. Bonjour Paul,
    (bonjour le blog, cet article me semble être un bon résumé de la problématique, bémol son parti-pris, qui n’entame rien à la qualité du traitement)
    Donc bonjour Paul, je suis d’accord avec tout tes exemples, tout ce qu’ils te permettent d’illustrer (je dis « je » clairement par choix réfléchi : éviter de laisser à penser que cet apport serait autre chose qu’un avis personnel). Mais je remarque qu’aucun de tes exemples n’illustrent en fait ton propos de fond. Oui le peuple est une foule, sous un certain angle de vue : social. Mais non, vraiment non, cela ne permet pas de dire que l’on guide un peuple comme on guide une foule. On en guide pas un peuple, on lui impose des choses (pas la peine de prendre de gants, c’est de cela dont il s’agit)
    Oui la garantie des traités est nulle lorsque la vox populi permet de les rompre, mais dire cela n’est pas illustrer un quelconque danger sur la stabilité politique, diplomatique et économique. Les traités ne sont pas moins stables lorsqu’ils sont décidés, régit et appliqués par des élus. Ils ne seraient pas plus s’ils l’étaient par des personnes morales. Il y a donc bien une limite à la stabilité des traités. Ce sont donc les traités eux mêmes qui doivent être débattus et non leur pérennité.
    Oui aussi sur le fait de poser des questions techniques : cela serait une faute. Les questions soumises au peuple devraient être des questions d’orientations, la technique servant l’objectif et menée par des professionnels.
    Et enfin oui sur les dangers réels d’une trop grande emprise de ces questions posées, nous n’aurions probablement pas aboli la peine de mort si la question avait été posée, un exemple qui illustre ton propos. Cependant ce risque existe également lorsque nous ne confions nos choix qu’à des élus ou des personnes morales, l’état actuel de la planète l’atteste.
    Rspt.

    1. Bonjour et merci pour ta réponse.

      Ce blog a décidément une particularité, celle de permettre des échanges posés. C’est agréable.

      Pour répondre à ta critique, oui le peuple est une foule, et il agit par passion. Ces passions sont attisées régulièrement (il y a des professionnel pour souffler sur les braises). On ne guide peut-être pas un peuple, mais dans un système comme le notre, il peut débarquer ses dirigeants tout les 5 ans. Ce n’est pas parfait, mais cela permet de défaire ce que nos Pénélope politique auront patiemment tissé. Ainsi je gage que le prochain président aura à coeur de rétablir l’ISF, des impôts divers, …

      Ce système est imparfait, mais après tout les autres (pour plagier Churchill). Chez les Grecs anciens, être citoyen signifiait payer des taxes, ainsi une grande partie de la population ne contribuait pas à la vie de la cité. Chez les Anglais (au moyen âge), il fallait être noble. Et chez nos voisins helvétiques, il fallait être homme. On est pas si mal loti.

      A mon humble avis, la grande faute de nos dirigeants (le présent et les 2 précédents) est de savoir pas su se rapprocher du peuple qu’ils gouvernaient. Par choix, ou par habitude. L’actuel aurait pu / du, il a eu le champ libre en début de mandat et la bonne analyse (il me semble), il n’a rien fait.

      Pour les traités, j’ai tendance à croire que nos dirigeants prennent plus de temps à la réflexion qu’une foule. Il y a des exceptions (Trump, mais qui semble guidé par le coin de foule qu’il aperçoit sur twitter). De plus on peut mettre en accusation un dirigeant, c’est difficile , pas toujours efficace (W Bush et les crimes contre l’humanité) mais je garde espoir.

      A mon sens, il faudrait une démocratie ou les dirigeants élus, formés à cela (obligatoire en début de mandat), ont un nombre de mandat limité dans le temps. Et ils seraient responsable, leurs dépenses et recettes examinées avec la plus grande attention. Je suis effaré que le moindre boulanger a plus de contrôle dans sa vie que le moindre de nos parlementaires.

      Je finirais en citant Beaumarchais : « Qu’avez-vous fait pour tant de biens? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus »
      Le divorce entre nos « élites » et le peuple ne date pas d’hier

      1. Je partage votre point de vue. La réalité des élites ou des différents responsables et celle de leur base est très souvent très éloignée. J’en veux pour preuve les colères qui se succèdent … celle des maires, puis celle des gilets jaunes, puis celle (avortée) des policiers, et demain ?
        Ainsi fonctionnent les organisations pyramidales qui privilégient la segmentation de l’organisation, la concurrence entre les hommes, la soumission à des contrats de travail et, souvent … l’absence d’écoute et bien plus.

    1. Pas de modération sauf pour supprimer les contenus illicites ou les insultes (ce qui n’est jamais arrivé ici). Par contre j’ai dû installer un antispam assez strict pour éviter les bots qui polluaient les commentaires, et donc certains commentaires je dois les valider manuellement.

  5. Bonjour Guillaume,

    Je te suis depuis longtemps déjà et c’est toujours un plaisir de lire tes prises de position et les débats nombreux quelles soulèvent.

    Ce dernier sujet m’a clairement interrogé. A mon sens nous avons d’un coté une république à bout de souffle qui jette au orties les personnes élus après 1 an et demi alors même qu’elles appliquent (pour une fois) les mesures annoncées. De l’autre, un peuple habitué et conditionné à l’immédiateté. Aujourd’hui nous avons accès à tout tout de suite tout le temps sur l’écran de notre smartphone.

    Dans un sens une démocratie participative semble répondre concrètement à ces deux mouvements plus ou moins récent. Le RIC en particulier pourrait en être un outils. Mais je m’interroge sur plusieurs points :

    1. Comment une démocratie peut être participative quand seulement une partie du peuple vote. Partie qui semble encore plus faible dans les pays le pratiquant. Quand on regarde aujourd’hui l’abstention et les ressorts de cette dernière je doute que le RIC réponde à ce problème dans la durée.

    2. Pourquoi les décisions votées il y a quelques mois, année seraient-elles mieux acceptées avec un RIC qu’avec une élection plus traditionnelle ou comme le Brexit. Si les décisions ne sont pas mieux acceptées à quoi bon si ce n’est créée encore plus d’instabilité dans un monde ou malheureusement les pays les plus autoritaires tirent mieux leur épingle du jeu.

    3. La gestion d’un pays est complexe et plus encore aujourd’hui dans une économie mondialisée. A part sur les questions sociétales (qui ont avancé plus vite que l’opinion publique) comment simplifier une problématiques à une seule question. Si j’illustre :
    Question 1 : Souhaitez vous augmenté le salaire des professeurs des écoles
    Question 2 : Souhaitez vous baissez la TVA sur les produits ayant une contribution positive à la transition énergétique
    Question 3 : Souhaitez vous réduire la dette de l’état et des collectivités locales

    A ces trois questions, je répondrais personnellement en cas de RIC par la réponse Oui. Le problème c’est que ces trois propositions sont par construction incompatibles où alors elles nécessitent des ajustements sur d’autres budgets sur lesquels nous ne nous serions pas prononcés par un RIC.

    C’est pourquoi à mon sens un programme porté et incarné par une personne et/ou un parti sont plus adaptés (si tant est qu’il soit respecté et non mensonger).

    Pour toutes ces questions je m’intéroge du coup de l’intérêt du RIC et de son potentiel intérêt pour notre démocratie.

  6. Je me souviens bien de la manière dont la blogosphère s’était emparée du traité de 2005 également. Et c’était une période assez géniale où les échanges avaient été énergiques mais de très bon niveau et propices à des joutes éclairées. Aujourd’hui les blogs sont « morts », et « tout le monde » est sur les réseaux sociaux. J’ai peur que les débats autour du traité de 2005 transposés à aujourd’hui feraient apparaître les mêmes travers qu’on subit au quotidien sur les réseaux sociaux.

  7. Je partage votre point de vue. La réalité des élites ou des différents responsables et celle de leur base est très souvent très éloignée. J’en veux pour preuve les colères qui se succèdent … celle des maires, puis celle des gilets jaunes, puis celle (avortée) des policiers, et demain ?
    Ainsi fonctionnent les organisations pyramidales qui privilégient la segmentation de l’organisation, la concurrence entre les hommes, la soumission à des contrats de travail et, souvent … l’absence d’écoute et bien plus.

  8. La limite des référendums, c’est qu’ils se limitent souvent à des argumentations pour et à des argumentations contre. Une bonne chose en soi, puisque c’est un réel progrès par rapport à la démocratie représentative.
    Voila pourquoi, je préconise une approche qui privilégie la co-construction qui permet d’élever la conscience des participants pour dépasser le pour – contre. Mais je reconnais aussitôt que la co-construction ne peut se faire qu’avec des processus contre-naturels qui apprennent à jouer gagnant-gagnant !

  9. A mon sens le mot clé de la démocratie n’est pas le RIC mais le mot TRANSPARENCE. Je crois qu’on dit GLASNOST en Russe ! En théorie aurions nous autant besoin de RIC si le processus de décision politique et économique était parfaitement transparent et que cette transparence se faisait de manière quasi instantanée ? Nos sociétés ont bien compris l’intérêt d’exiger le maximum de transparence ( cf déclaration intérêts des élus , déclaration de patrimoine, déclaration des cadeaux aux médecins…. ) ce qui prouve que nous n’avons pas totalement perdu notre boussole politique. Le problème est que nous allons lentement , beaucoup trop lentement vers cette exigence de transparence maximale, notamment eut égard aux urgences écologiques et sociales.

    Un exemple pour illustrer : si les livres de compte des établissements financiers étaient publics comme peuvent l’être les comptes de l’Etat (et après tout la monnaie est une question régalienne….), la question des paradis fiscaux ne se poserait plus depuis longtemps.

    C’est parce qu’il y trop peu de volonté de transparence dans les oligarchies en général, et singulièrement dans l’oligarchie française, c’est parce que les décisions importantes se prennent dans les antichambres du pouvoir que nous avons aujourd’hui absolument besoin du RIC pour remettre la volonté du peuple au centre du débat politique. Je suis donc d’accord sur le fond avec Guillaume.

    Mais le RIC ne sera utile à la démocratie que s’il permet réellement au débat qui précédera la votation, de clarifier les points de vue en présence. Ce n’est certainement pas sur Twitter qu’une telle clarification peut avoir lieu. Mais rien n’interdit aux pouvoirs publics d’organiser les débats sur la Toile afin d’éviter l’influence grandissante des twitters et autres créateurs de fake news.

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